Vous envoyez un devis. Le client vous remercie, dit qu’il va réfléchir. Puis plus rien. Une semaine passe, deux. Vous pensez à le relancer un soir, vous n’osez pas, ou vous n’avez pas le temps. Et le chantier part chez un autre.
Ce scénario, presque tous les artisans le connaissent. La bonne nouvelle : c’est l’une des tâches les plus simples à confier à une machine.
Pourquoi un devis non relancé se perd
Un client qui ne répond pas n’a pas forcément dit non. Le plus souvent, il est simplement occupé.
- Il compare. Il a demandé deux ou trois devis, et il attend de les avoir tous sous les yeux.
- Il oublie. Votre devis est arrivé un mardi soir, entre une facture d’électricité et une pub. Il a glissé dans la boîte de réception.
- Il attend un signe. Certains clients hésitent à rappeler, de peur d’être engagés. Un petit message de votre part les met à l’aise.
Dans les trois cas, une relance au bon moment fait la différence. Le problème, ce n’est pas de savoir qu’il faut relancer. C’est d’y penser, au bon moment, pour chaque devis, en plus de tout le reste.
Une relance automatique, c’est quoi ?
C’est un message que vous écrivez une seule fois, et qui part tout seul quand il le faut.
Le principe est simple :
- Le devis part chez le client.
- Trois jours plus tard (J+3), si le client n’a pas répondu, un premier message de relance part.
- Quatre jours après (J+7), toujours sans réponse, un deuxième message propose un court appel.
- Dès que le client répond, tout s’arrête. Il ne reçoit plus rien d’automatique.
Vous ne voyez rien de tout ça. Vous recevez seulement les réponses, comme d’habitude.
Un exemple concret : le devis de salle de bains
Prenons Julien, plombier. Lundi, il envoie à Mme Le Goff un devis pour refaire sa salle de bains.
Jeudi, Mme Le Goff n’a pas répondu. Un message part, signé Julien :
Bonjour Madame Le Goff, je reviens vers vous au sujet du devis pour votre salle de bains. Avez-vous eu le temps de le regarder ? Je reste disponible si vous avez une question.
Le lundi suivant, toujours rien. Deuxième message :
Bonjour, dernier petit message de ma part. Si c’est plus simple d’en parler de vive voix, je peux vous appeler cette semaine. Sinon, pas de souci, je classe le dossier.
Mme Le Goff répond le jour même : elle avait oublié, elle a une question sur le délai. Julien la rappelle. Pendant ce temps, il était sur un chantier, et il n’a pas eu à y penser.
Vous pouvez voir ce déroulé en direct dans la démonstration du devis automatique.
Les 4 étapes pour la mettre en place
1. Savoir où sont vos devis
Logiciel de facturation, tableur, modèle Word envoyé par email : peu importe. Il faut juste que la date d’envoi et l’adresse du client soient quelque part. C’est le point de départ de tout le reste.
2. Écrire le modèle de message
Deux messages suffisent. Écrivez-les comme vous parleriez au client : court, poli, sans formule commerciale. Le prénom du client et l’objet du devis s’ajoutent tout seuls à chaque envoi.
3. Choisir le moment d’envoi
J+3 puis J+7 fonctionne bien pour la plupart des métiers. Pour un gros chantier, où le client prend plus de temps pour se décider, on peut espacer davantage. L’important, c’est de décider une fois pour toutes.
4. Arrêter dès que le client répond
C’est le point le plus important. Un client qui vient de vous répondre et qui reçoit une relance automatique le lendemain a l’impression de parler à un robot. La relance doit s’arrêter seule, dès la première réponse.
Les erreurs à éviter
- Un ton trop commercial. « Offre exceptionnelle valable jusqu’à vendredi » fait fuir un particulier. Restez vous-même.
- Trop de relances. Deux messages, c’est respectueux. Au-delà, ça devient du harcèlement.
- Relancer un client qui a déjà répondu. C’est pour cela que l’arrêt automatique n’est pas une option.
- Oublier de relire vos modèles. Une faute dans un message qui part à cent clients se voit cent fois. Relisez-les une fois, à tête reposée.
Et si on s’en occupait pour vous ?
C’est exactement le genre de tâche que je mets en place pour les artisans et les petites entreprises. Vous me dites comment vous travaillez aujourd’hui, je branche les relances sur vos outils actuels, et vous validez le texte des messages. Comptez 2 à 3 semaines pour que tout tourne seul.
Les relances sont souvent la première marche. D’autres tâches suivent facilement : voyez les 5 tâches administratives à automatiser en priorité.